
Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) à démentir formellement les déclarations erronées du Président du Kenya, M. William Ruto, lors de son récent passage en Haïti, laissant entendre que la situation sécuritaire du pays s’améliore.
Le SPNH-17 précise que les troupes kényanes n’ont apporté aucun soutien tangible à la Police Nationale d’Haïti (PNH). Cette force ne dispose ni d’hélicoptères, ni de drones pour le contrôle aérien, ni de bateaux ou de chaloupes pour le contrôle maritime, et encore moins pour la surveillance des frontières. La situation sécuritaire reste inchangée. Aucun groupe armé n’a été éradiqué, les citoyens peinent toujours à vaquer à leurs occupations, et les policiers continuent de subir la loi des gangs.
Le SPNH-17 rejette catégoriquement ces fausses déclarations et continuera de demander aux autorités politiques et policières de prendre des mesures concrètes, à savoir :
- Un décret renforçant les lois contre la criminalité, visant les auteurs, coauteurs, ainsi que ceux qui promeuvent les gangs sur les réseaux sociaux ou dans les médias.
- La mise en place d’un plan d’urgence de sécurité à trois niveaux :
- Aérien (drones, hélicoptères)
- Maritime (bateaux, chaloupes)
- Terrestre (blindés opérationnels)
- Des armes et munitions adaptées.
- Un kit de protection complet pour chaque policier (gilets pare-balles, casques, et accessoires).
- Une prime spéciale pour tous les policiers engagés dans la lutte contre les gangs.
Nous espérons que ces points seront pris en considération et que des actions effectives seront entreprises pour améliorer la situation sécuritaire du pays.

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