
L’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) a décidé de mettre le turbo et d’accuser les conseillers présidentiels, Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire et Louis Gérald Gilles, d’abus de fonction, de pots-de-vin et de corruption passive. C’était lors d’une conférence de presse ce mercredi 02 octobre 2024, avec des journalistes aussi curieux qu’un chat dans une boîte en carton, y compris notre reporter.

D’après leur dernier rapport digne d’un roman policier à suspense, ces trois compères du Conseil ont tenté de soutirer 100 millions de gourdes pour assurer la réélection du président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (Bnc), Raoul Pascal Pierre-Louis.
Mais attendez, ce n’est pas tout ! L’Ulcc veut aussi faire tomber Raoul Pierre-Louis pour entrave au fonctionnement de la justice – comme si on pouvait bloquer un train en jouant aux échecs – ainsi que pour abus de fonction et pots-de-vin. Parole d’expert !
Ces actes sont punis par les lois sur la corruption datant du 12 mars 2014. Oui, oui, vous avez bien entendu : même dans notre beau pays il y a des règles !

Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin se sont retrouvés dans une chambre d’hôtel à Petionville le 25 mai 2024 – sûrement pour discuter des dernières tendances en matière de décoration intérieure – avec l’ancien grand chef Raoul Pascal Pierre-Louis et Lonick Léandre, consul d’Haïti à Santiago (République Dominicaine). Un vrai club secret !
L’Ulcc exige même que Raoul soit extradé pour répondre devant la loi – on dirait un scénario à la James Bond mais sans le glamour !
Et ce n’est pas fini ! L’Ulcc demande aussi que Lonick Léandre soit traîné devant les tribunaux pour avoir été l’instigateur des pots-de-vin… Comme quoi même les consuls peuvent s’essayer à être des chefs d’orchestre dans une telle symphonie chaotique !
« Ce rapport est le fruit d’une enquête acharnée », a déclaré Hans Ludwig Joseph, le directeur général de l’Ulcc. « C’est notre plaidoyer pour une bonne gestion des fonds publics ». On espère juste qu’il n’a pas utilisé trop de café pendant ses nuits blanches.
Il insiste également sur le fait qu’en Haïti, personne n’est au-dessus des lois… sauf peut-être les bandes à Barbecue, Ti lapli, Lanmò San jou, Jeff, Izo, kempès, et j’en passe ?

Depuis que cette affaire a éclaté comme une bulle dans un soda secoué, plusieurs organisations ont demandé qu’on tire les oreilles des concernés.
« Ne confondons pas présomption d’innocence et impunité ! » clame l’Initiative de la Société civile (Isc), parce que bon, il faut quand même garder un peu sérieux dans cette comédie.
Il est impératif qu’au sein du gouvernement se trouvent des gens intègres capables d’amener Haïti vers des élections dignes… parce qu’honnêtement, on mérite mieux que ça !
Le collectif Ensemble Contre la Corruption (Ecc) avait déjà demandé « Des sanctions morales immédiates » contre nos chers conseillers pris dans cette spirale infernale.
Enfin, dans une lettre datée du 9 août 2024 au président Edgar Leblanc Fils – qui doit se demander où il a mis les pieds – certaines organisations réclament toujours des mesures conservatoires contre ces conseillers dont les noms résonnent comme un mauvais refrain. Ah fè yon ti poze ! Qu’elle est belle notre politique haïtienne!

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