Ce 10 décembre 2025, pour marquer la clôture des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, le Centre d’Animation Paysanne et d’Action Communautaire (CAPAC), via son équipe mobile ESPAS MWEN, a organisé au site de Médecins Sans Frontières (MSF) une série d’activités en faveur de quarante (40) femmes et adolescentes déplacées internes.

Sous le thème « N ap mete fen ak tout fòm vyolans k ap fèt sou fanm ak tifi », l’initiative a mis l’accent sur la lutte contre la violence numérique, un phénomène en nette progression en Haïti.

Sensibilisation et compétences numériques essentielles

Au cours d’une séance de formation dédiée aux VBG, les participantes ont été outillées pour identifier les formes de violence numérique (harcèlement en ligne, sextorsion, doxxing, diffusion non consentie de contenus, usurpation d’identité), sécuriser leur vie privée (paramètres de confidentialité, authentification à deux facteurs, gestion des mots de passe), tout en adoptant des réflexes de prévention (prudence dans le partage, contrôle des audiences, signalement et blocage). Cette formation donne aux participantes des outils pour repérer et éviter les comportements à risque sur les réseaux sociaux.

“Nous voulons que la technologie soit un espace de sécurité et d’opportunités, pas un vecteur d’oppression. Former, prévenir et accompagner, c’est notre triptyque d’action,” déclare Ermitha Jean François, Responsable Genre à CAPAC.

Impacts psychologiques et accompagnement

Le psychologue de l’équipe est intervenu sur les impacts de la violence numérique sur la santé mentale, en soulignant l’élévation du stress, les symptômes anxio-dépressifs et les répercussions somatiques possibles chez les survivantes. Un dispositif d’orientation a été présenté pour un accompagnement psychosocial et, au besoin, médical et juridique.

“Le cyberharcèlement laisse des traces réelles : troubles du sommeil, isolement, perte de confiance. L’écoute et l’accès rapide à des services de soutien sont essentiels,” explique Steeve Petit-Homme, Psychologue à CAPAC.

Un engagement renouvelé avec l’appui de l’UNICEF

Grâce à l’appui financier de l’UNICEF, le CAPAC réaffirme sa détermination à combattre toutes les formes de VBG, y compris la violence numérique, afin de bâtir un avenir où la technologie devient un levier d’égalité.

“Nous soutenons les leaders communautaires qui agissent au plus près des communautés. Protéger filles et femmes, en ligne comme hors ligne, est une priorité,” affirme Herns Francemy, Coordonnateur National associé à la gestion des bureaux et des projets à CAPAC.

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