
Le sentiment de bonheur est profondément personnel, mais il se révèle aussi contagieux et social. Quand chacune et chacun met une part de son bien-être au service du collectif, la santé mentale s’en trouve renforcée. Entre symboles partagés ,comme la couleur rouge et conventions sociales, nous apprenons à habiter le temps sans nous y soumettre.
La bonne santé mentale peut découler de l’engagement de celles et ceux qui acceptent de mettre, même l’infime part de leur bonheur personnel, au service du bonheur collectif. Car le bonheur est contagieux: le groupe en est un puissant vecteur.
Le bonheur relève d’une subjectivité irréductible ,chacun le définit, le ressent et le vit à sa manière. Sa quête se tisse avec nos objectifs de vie, nos ambitions, nos projets, et les liens qui nous rattachent: proximité, profession, aspirations partagées, tempérament, besoins, personnalité. Les personnes aux côtés desquelles nous passons l’essentiel de notre temps, avec qui nous profitons pleinement du quotidien, forment sans doute un maillon décisif de la chaîne conduisant au bonheur.

Le rouge, symbole et convention sociale, renvoie à la joie ,à ce sentiment qui est autant un produit de l’esprit individuel que de l’élan collectif. Aujourd’hui, le rouge s’invite comme une manière, pour l’équipe du CAPAC – Centre d’Animation Paysanne et d’Action Communautaire , de vivre certaines conventions: le Makaya pour certains, Noël pour d’autres. Un rappel que nos repères communs sont faits d’événements marquants et de fictions sociales qui, loin d’être artifices, structurent la quête de bonheur personnel et collectif.
Nous ajustons si souvent notre quête du bonheur au temps, que nous tenons pour une fiction partagée: un cadre commun qui ordonne nos perceptions, nos interdits, nos obligations, et la satisfaction de nos besoins. Le temps, s’il existe, ne s’arrête pas; il se poursuit, nous rappelant à nos rêves, à nos perspectives, à nos objectifs. Cette pression n’est pas tant le fait du temps lui-même que celui de nos ambitions, des injonctions sociales et des exigences de la vie auxquelles nous prêtons, parfois, un pouvoir démesuré. De là naissent regrets, remords, et mécanismes de défense, comme la régression, quand nous croyons avoir raté des épisodes de notre existence. Souvent, c’est la comparaison sociale qui nous fait sentir « en retard ».
Vivre à son rythme, voilà l’essentiel. Nous ne sommes ni en avance ni en retard par rapport aux autres; nous n’avançons que par rapport à nous-mêmes ,à nos propres ambitions et objectifs de vie. Respecter la différence de l’autre, c’est témoigner d’une bonne santé mentale et d’un esprit équilibré: tolérant à la critique, ouvert à l’opposition des contraires.
Bon Makaya et/ou joyeux Noël à toute l’équipe CAPAC , ainsi qu’à toutes et tous qui me suivent sur les réseaux sociaux !
Frantzy Genard
Psychologue, CAPAC

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