Né en Haïti et arrivé en Floride à l’âge de sept ans, selon des informations largement relayées sur les réseaux sociaux, Berny Jacques est aujourd’hui un élu républicain au Parlement de Floride. Le projet de loi qu’il a déposé en début d’année 2026 suscite de vives réactions au sein de la communauté haïtienne de l’État, où de nombreuses voix expriment leur étonnement face à une initiative législative « restrictive et portée par un responsable politique issu de l’immigration haïtienne ».

Le représentant de Floride, l’Haïtiano-Américain Berny Jacques, a déposé un projet de loi visant à durcir le cadre juridique applicable à l’immigration irrégulière et à renforcer la responsabilité des employeurs. Le texte, référencé HB 1307, entend réduire les incitations économiques à l’immigration sans statut légal en restreignant l’accès aux services financiers, à l’aide au logement et à l’emploi.

Il existe de nombreuses façons de devenir célèbre, tout comme il en existe de nombreuses pour devenir un monstre. Berny Jacques apparaît aujourd’hui comme une nouvelle incarnation de la monstruosité morale, notamment aux yeux des migrants en Amérique, et plus particulièrement de la diaspora noire.

En pleine dérive volitionnelle, en perte de repères moraux et culturels, il semble pris dans un tourbillon de crises identitaires et de non reconnaissance de soi devenue quasi irréversible. Berny s’emploie, sans détour, à briser le lien avec l’enracinement tel que l’entendait Simone Weil. Esclave mental venu s’ajouter à une longue liste, il se trouve aujourd’hui aux prises avec une crise d’identité concrète et complexe, noyée dans un bovarysme culturel.

Berny Jacques est devenu un nouveau pont entre le prédateur et la proie. Victime d’une triple tragédie ,l’ignorance des conséquences de ses actes, l’illusion de la réussite et la confusion mentale ;il s’enferme dans un décor de monstruosité morale inédit. Ses actions incarnent une profonde déviation des valeurs fondamentales, marquant un tournant inquiétant et régressif pour celles et ceux qui sont affectés par ses décisions.

Ce chemin de servitude et de déconstruction identitaire le place dans une nouvelle position : celle de l’« esclave de salon », aveugle à sa propre condition. En fin de compte, cette dérive personnelle et morale ne fait qu’accroître le sentiment de désillusion et de déconnexion au sein des communautés qu’il a trahies.

Reste une question lancinante : combien de « Berny Jacques » resteront immuables et insensibles au poids de leurs choix avant qu’une prise de conscience n’advienne ,si elle advient un jour ? Une réflexion s’impose sur les valeurs, sur l’enracinement et sur la quête d’authenticité de celles et ceux qui, tout en cherchant à se distinguer, finissent par s’égarer dans les méandres de leur propre vanité.

Frantzy Genard
Psychologue

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